Archives pour la catégorie Recyclage d’un roman inachevé

pavillons, portails, fenêtres cathodiques
un système de voitures présuppose une foule de candidatures
depuis des lièvres récupèrent dans leur bouche les restes de papiers humains
les genoux déclassés en chevilles se rachètent une courbe
et demain s’enfonce avec peu de jardin.

Le tout constitue une toux, une liqueur qui dort à l’arrière du non stagiaire, barré d’une tâche dans le viseur d’usage, des cyclistes le cadrent, relatent, pour faire saison, de minuscules bêtes violentent la baie, et l’asphalte dans tous les sens jaillit de quelque petite vessie.
Visant l’eau trouble de la pièce, la brise s’engouffre qui sépare de, jusqu’à y reconnaître ; l’imprimé d’un poisson foulant le tapis comme un geai vitré dans le coton, le panier plein du silence des prairies.

Le garage empeste jusqu’au trottoir d’en face, les bouteilles de Calva ruissellent encore sur l’asphalte, des débris scintillants par moment, plus maintenant ou à peine, le t-shirt mouillé de la fille fit forte impression, la soirée déguisée travaillait sa plastique et le MONDE s’était retourné sur elle, le MONDE se serait passé de l’épisode du sparadrap dans la cuisine.
Chez cet héritier dont la papèterie avait refait la fortune, il y avait du beau monde, du beau linge utile à demi-discrètement invité. La piscine faisait que tout était classieux, la nature du vomi, compris, des gestes classieux. Seuls tranchent les grumeaux de la piscine avec le tableau des murs, je passerai probablement par le lisse, celui de longs cheveux nettoyés, dans ma carrière. C’est long une carrière, certaines sont inépuisables, on y meurt quand même à la fin, avec de la poussière de marbre, en maître d’école caverneuse dont les cercles envahirent le public avec les tonalités renouvelables de l’infini abrutissement des sens jusqu’à expiration du passé, quand le passé se barre, le présent s’efface dans une grande lumière blanche qui témoigne de l’absence d’oxygène dans les poumons, et le Monde meurt devant l’impuissance de disparaitre avant lui.

Elle a pris l’habitude de voleter bien en main, charriant des épingles, dans le cadre de l’enquête sur la robe rose pêche. Ce qu’elle peut dire de plus en passant vers midi, ses moufles l’étouffe dans un rouleau de printemps. Je tape et je sonne, et je m’assois près du ventilateur dont la poussière s’engage avec l’incertitude d’un départ de la chambre 8 de l’appartement 64, face à l’image d’un nez qui saigne, je me réfère à la petite enquête officielle, conserve d’adhésif et d’eau, apte à tirer le fil pour en faire venir le pull, tout entier détruit, la forme repart de zéro, et la pâte s’engage avec plus de difficulté dans les stries du radiateur, mes témoins rédigent leurs pensées sur l’avenir de l’enquête, ses ramifications, ses débordements, le chemin qu’aurait pu prendre la victime si elle ne s’était pas retournée dans sa robe, enduite de couleur pêche, rose, et sur laquelle s’assis l’accessoiriste.
Une veste est restée dans les mains du violeur, chinoise, unisexe, bleue jean, qui conserve dans l’une de ses poches le portrait polaroid de parents, leur tête engouffrée dans des trous contigus à la représentation colorée de corps porcins.