Archives pour la catégorie poésie

Soleil
police des matériaux
du bitume des capsules et des œufs
des premiers pas sur l’homme
ombragiste du genou
entre les alluvions
des corridors

Au restaurant que le vert recadre
où se rend la fraicheur
d’une cave éblouissante
Se sachant mobile sur un coussin de cendre
le statut tombe à volonté.

Au début des serpillères et du cric
Le vide ou l’ordure sont à la mode
écrasante
ce que les sentiers venant de tous côtés pour cerner le milieu sans en trouver le centre
Sont à la définition
aisée
reconduite aussi vite sur un ring
astringent
la glisse ou les cris

En malaxant le poids précis de l’anse d’un rasoir en pierre
L’artisanat se fend
Dans une marre d’adultes

Le capitalisme trimbale son teint pâle
ressemelle l’intérieur,
essuie toute comptine brutale
Des états unis amérindiens.

la main se mêle à La grille,
oignon ou archipel
En séduisant la cible,
épluchure déductible des maisons d’arrêt.

Pas comme eux

Sur la piste noire
On est le clone de rien,
Assiégé.
gonflé d’eau
On égoutte
Le Cocktail de brebis inégalées.

Où est le bec quand il est là

Envers la solitude étrangère, le toit du monde ressort les pieds devant,
Par un prisme quotidien, moins viable et plus profond, de skis dépareillés.
Le parallélisme jaloux du mal poli et du poli s’attire les automates du discours,
de plus en plus élastique dans les ruelles de nos jours,
Un touriste lèche la sueur qu’il adresse à des gens, sans laisse ni souvenir.

Un bouquet d’anémones lentement fléchit
vers d’anonymes dégâts
Avec l’air vraiment raide d’une avalanche,
tissant un son rapide et froid.
L’inquiétant liquide vient à se loger,
qui communique avec la communication fume à la fenêtre,
et découpe en morceaux la lumière.

Le tout constitue une toux, une liqueur qui dort à l’arrière du non stagiaire,
Barré d’une tâche dans le viseur d’usage, des cyclistes le cadrent, relatent,
pour faire saison, de minuscules bêtes violentent la baie,
et l’asphalte dans tous les sens jaillit de quelque petite vessie.
Visant l’eau trouble de la pièce, la brise s’engouffre qui sépare de,
jusqu’à y reconnaître : l’imprimé d’un poisson foulant le tapis
comme un geai vitré dans le coton, le panier plein du silence des prairies.

Du vol hanté par ce col en V, le recul voit chuter les anses,
Et l’algorithme épier sa mule, dans de gros endroits silencieux.
J’ai besoin d’une foule de gens,
mais j’ai du mal à y faire face, jour après jour.
Je reviens d’une interview géante et je suis resté suspendu au microphone.
Il faut que je me barre de la ville, quitter la ville,
Penser à quitter la ville ; et, je pense à mon ami mais je ne sais pas où il danse
Car le monde est de retour et je ne veux plus le voir partir.
Là dans le noir, il est la moitié passé de cinq,
Tu as perdu tous tes morceaux dans le vent
Et il n’y a rien de mieux qu’un ami pour te dire que tu pisses dans le vent.
Je n’ai jamais connu un homme qui disait autant de mensonges, comment pourrais-je me rappeler à qui il s’adressait ?
J’espère qu’il y en aura de nouveau.
Paysage mendiant

Le garage empeste jusqu’au trottoir d’en face, les bouteilles de Calva ruissellent encore sur l’asphalte, des débris scintillants par moment, plus maintenant ou à peine, le t-shirt mouillé de la fille fit forte impression, la soirée déguisée travaillait sa plastique et le MONDE s’était retourné sur elle, le MONDE se serait passé de l’épisode du sparadrap dans la cuisine.
Chez cet héritier dont la papèterie avait refait la fortune, il y avait du beau monde, du beau linge utile à demi-discrètement invité. La piscine faisait que tout était classieux, la nature du vomi, compris, des gestes classieux. Seuls tranchent les grumeaux de la piscine avec le tableau des murs, je passerai probablement par le lisse, celui de longs cheveux nettoyés, dans ma carrière. C’est long une carrière, certaines sont inépuisables, on y meurt quand même à la fin, avec de la poussière de marbre, en maître d’école caverneuse dont les cercles envahirent le public avec les tonalités renouvelables de l’infini abrutissement des sens jusqu’à expiration du passé, quand le passé se barre, le présent s’efface dans une grande lumière blanche qui témoigne de l’absence d’oxygène dans les poumons, et le Monde meurt devant l’impuissance de disparaitre avant lui.